lundi 9 juin 2008

En Observant la scène Part III (suite)


En Observant la scène Part III (suite)


Bien,

On les observe, eux qui observent le ton pour que finalement le discours qu’ils tiennent semble vrai, convainquant, persuasif…


Ils ne le savent peut-être pas, mais c’est de leur metteur en scène qu’ils ont appris de part le sermon qu’ « il faut toujours avoir une bonne séance de répétition avant toute entrée sur la scène, qu’il faut à chaque fois y mettre de la voix, dans toute sa puissance pour que toute cette légende que l’on a imaginée et décrite sur le papier que l’on tient s’entende comme quelque chose de vrai et de vivant, de vivifiant et que cela donne de l’émotion, et finalement éveille chez les spectateurs des sentiments profonds : Il faut arriver à faire que tous les braves gens du Canton s’accrochent à la lueur d’espoir qui finalement transparaît dans nos discours, typiquement artistiques soient-ils ! »


Un autre observateur dit un jour que « les mots sont immobiles, morts lorsqu’on les rencontre dans le dictionnaire qu’on feuillette, mais, qu’une fois rangés dans une phrase, ils donnent de l’émotion. L’impression de l’intimité profonde perçue dans l’expression « je t’aime » a tôt fait de vous faire voir le monde sous des aspects bien cachés. Mais alors, que ne disent–ils pas lorsqu’ils veulent que l’on entende ces choses d’une certaine façon, sous un certain angle… »


Observons encore la scène !


Ce sont là de vrais comédiens !

Oui !, C’est à dire des personnes qui ont à faire du théâtre toute leur vie et marrant encore, qui ne sauront jamais tout au long de cette brave vie qui va porter haut et au chaud leur adrénaline qu’ils ne sont que des comédiens, des vrais même, ceux qu’on voudrait toujours aller voir sur les plateaux montés dans la grande salle du palais en verre du P.C., ce joli bijou du canton.

Seulement ici, on peut s’attarder un peu à l’aspect beauté de cette salle !

C’est vrai qu’on à rêvé parfois d’un centre culturel du Canton qui donnerait vraiment des envies de se taper une bonne pléthore de rendez-vous « amoureux » dans ce lieu. Ce qu’on a au bout du compte c’est que de bons citoyens amoureux pourraient finir par tomber comme par habitude amoureux du théâtre…


Un autre nous a affirmé que : « Toute sélection, aussi fauchée soit-elle, croyons-le, comportera toujours l’un des meilleurs du moment ».

Il y a des exceptions qu’on observe et c’est ça aussi qui confirme la tendance vers…


On observe !

On est donc un observateur, d’ailleurs ces acteurs-comédiens pensent qu’on ne peut rien d’autre !


On se refuse d’être seulement un simple spectateur !

Pour tous ceux qui pensent un peu, on voudrait qu’ici ce soit clair qu’il y a un problème de sémantique.


On observe donc ; d’ailleurs ces acteurs-comédiens pensent qu’on ne peut rien d’autre !

On croît facilement, aisément qu’il n’est pas donné à n’importe qui d’être là parmi ces gens pour observer. Spectateur aussi, dans la plupart des cas on veut plutôt s’en aller remplacer ces chers comédiens sur la scène.


Finalement on se rend compte que certains spectateurs n’ont pour grand rêve que de devenir comédien.


C’est tout dire !


« Il y a spectateur et spectateur ! », crie ce vieux retraité aux cheveux noircis à la « chaux » et qui n’ose pas encore utiliser une canne pourtant il devrait s’en servir, seulement il refuse d’accepter que l’âge vrai n’a pas besoin d’un certificat d’état civil pour se faire valeur.

On a ce crétin de vieux retraité assis là, devant nous, sur l’un de ces sièges qu’on a réservés aux invités de marque, des « VIPs », pour le grand spectacle au Palais des Concerts (P.C.).


Il est tout heureux et quiet.

Le fait qu’il sache, lui, qu’il assiste là seulement à un spectacle nous a beaucoup réconforté. Il sait aussi que de pareils spectacles se montent régulièrement ici et un peu partout, dans d’autres cantons étrangers. Bien sûr, il n’a pas osé nous le dire, ni aux clients de cette salle, ni à ceux là même qui lui offrent ces moments, les derniers…


Des moments heureux accompagnés de quelques larmes d’émotion qui vont évidemment rentrer dans son testament, et pas dans les mémoires de sa vie, pire ni même dans les consciences des acteurs-comédiens présents ce jour sur le plateau.


Nos Comédiens ne se gênent pas pour lui démontrer que son temps est passé et qu’il blesse ainsi leur grand orgueil.


On ne cherchera pas dans son discours et ses analyses une explication à cette attitude de comédiens. C’est même normal, encore plus en ce moment où ils offrent un spectacle.


A suivre...


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