lundi 9 juin 2008

Le titre...

Le titre...


Silencieusement le crépuscule s’amène,

Le ciel se couvre d’un noir épais et bientôt,

On suivra dans les feuillages cette fine

Et attendrissante musique des oiseaux.


Bientôt tu te tiendras tout près de son portail.

Dans ton souvenir raisonne un « A demain »,

Et attendant, tout bleu, le coeur en éventail,

Celle qui t’oublie, celle que tu retrouves enfin.

Celle qui repart et qui te fait toujours courir;

Au milieu de ce tunnel qui va en dessous

De la raison, puis à découvert vos désirs.


Qu’importe, car cela se taira en amour !

Le regard soudain qui balaie la nature,

S’attardera sur cette rose qui finit

Lentement, cruellement de se faner, c’est dur;

Alors d’admettre qu’ainsi finit toute vie !

Mais tu n’as pas cessé, après elle de courir,


Passion ou raison de ton reste de souffle ?

Des rêves d’elles vont encore t’attendrir.

Et puis t’emporter pour cet ailleurs où siffle,

Cachée dans son nichoir, la craintive perdrix,


Et où on oublie le temps qui, comme l’oie,

Délaisse ses oiseaux sans regrets, ni prix,

Pour aller babiller sur la cour de son roi.

Sans honte à l’automne de sa lassitude,

Elle va aller nicher près de son amant,

Le duvet tout humide comme d’habitude,


Qu’importe ! Et ce n’est pas grave pour autant !

Une vie alternée et en permanence,

Qui n’est que lorsqu’elle est revenue près de toi,

Et qui n’est plus avec ses cruelles partances ?


Tu vis car bientôt elle sera là, près de toi,

Et tu vas la prendre fort dans tes bras, la serrer,

Très fort, pour apaiser les chagrins de ton coeur,

Vieux, pour un esprit qui ne sait plus voyager.

Bientôt, au crépuscule de ce jour, ton soleil,

Sorti de cette éclipse, va illuminer,

De sa lueur cet éternel amour qui pareil

A ta vie, avait cessé d’exister.


Autant tu ne liras pas sur ton visage,

Ces traits qui te disent qu’elle a beaucoup souffert

Sans toi à ses côtés, loin du mari sage,

Qu’importe ! Car tu gloutonnes déjà la saveur


De ces baisers faux dont elle te couvrira,

Qui te rendront plus fier d’aimer une femme

Comme elle, et voilà que tu oublies déjà

Que demain tu seras là, plus seul, moins calme…


Fin


20 Mai 1989 Yaoundé – RC


En observant la scène ... Part I

En observant la scène… Quel théâtre ! Quel spectacle ! On n ‘a pas vraiment su à quel moment tout ceci a commencé ; on ne pe...